Scene de rue à Guelma.

Un café maure en 1910.

 



Guelma avant 1962 selon  Le site Guelma France


Située à 64 km au sud de Bône et à 114 à l'Est de Constantine, la ville est couchée sur les pentes septentrionales du djebel Mahouna et arrosée, dans la plaine, par l'oued Seybouse. Les ruines de Guelma furent découvertes le 10 novembre 1836 par les troupes du maréchal Clauzel lors de la première tentative de conquête de Constantine. Elles étaient totalement inhabitées, abandonnées, couvertes de ronces et d'épineux depuis 7 siècles. Elles furent occupées définitivement le 12 décembre 1836.
              Sous l'impulsion française, en 1848 la ville commence à renaître de ses ruines et en 1843 apparaît le premier plan d'urbanisme. L'armée recense 200 colons en 1844. En 1845 la ville s'organise, tracé et nivellement des rues, distribution de l'eau, début de la construction d'une église, d'une école, de lavoirs publics et de la pépinière le recensement dénombre 540 habitants.
              En 1847 on compte 950 personnes dont 203 juifs et musulmans. Avec l'arrivée des chalands de 1848 des ouvriers spécialisés s'activent pour construire une ville mais en 1849, l'année du choléra, il meurt plus de colons que de nouveaux arrivants. En 1854 l'organisation militaire cède la place à l'administration civile et en 1858 création d'un réseau d'eau potable et de rejet des égouts à partit des tracés romains.
              En 1866 la presse fait son apparition dans l'édition du premier journal " La Mahouna ". En 1873, Monsieur Chautard est élu maire de la citée, il le sera encore en 1874, 1881, et en 1896. Le théâtre municipal embellit la ville en 1880.
              En 1882 créations des centres de Communes Mixtes, en 1885 la Banque Agricole de Guelma ouvre ses portes et en 1886 Pierre Poggi est élu maire .
              En 1888 naissance du comité des fêtes et en 1989 les vins et les huiles de la région se distinguent à l'Exposition Universelle de Paris. 1891 des vols considérables de sauterelles annihilent les récoltes. En1892 électrification de la ville.
              La sous préfecture prend sa place en 1896 et d'autres journaux sont édités : Le Petit Guelmois, Les Echos, Le Progrès, La Numidie. L'Avenir de Guelma.
              Le président de la république Emile Loubet visite la cité en 1903 première Foire Exposition.
              En 1908 le maire Emile Mas organise les fêtes de Calama.
              En 1912 C. Joly est élu maire de la ville succédant à monsieur Louis Panisse.
              La guerre de 1914-1918 mobilise les enfants d'Algérie comme en 1854-1856 (guerre de Crimée), la campagne d'Italie (1859), l'expédition de Chine (1860), du Mexique (1861-1867), et ces coloniaux tombent pour défendre l'idéal français.
              En 1923 inauguration du monument aux morts.
              En 1927 Monsieur Cotoni est le nouveau maire qui reçoit en 1930 Gaston Doumergue, président de la république.
              En 1934 construction des Docks de stockage des céréales, en 1936 démolition des remparts 1939-1945 la France entre en guerre et mobilise une fois encore les algériens qui se retrouvent en premières lignes.
              Le 8 mai 1945 sonne la fin des hostilités. La France retrouve la Paix. Pour nous à Guelma, c'est le massacre des innocents, journaliers, commerçants, chauffeurs de car, paysans dans leurs champs, fonctionnaires isolés, postiers, livreurs, bref des gens politiquement sans importances, sans défenses et totalement surpris de la violence des manifestations anti françaises sont assassinés.
              Le livre "Il était une fois Guelma" rend compte, partiellement, des exactions commises dans la région.
              La suite,….1962 l'indépendance, le choix entre la valise ou le cercueil prôné par le FLN. L'exode, la douleur de partir de son pays, de se couper de ses racines, l'arrivée et l'accueil de la France restent de douloureuses plaies qui ne se cicatriseront que lorsque les acteurs de cette tragédie auront disparus et que, sans passion, les Historiens analyseront la colonisation de l'Algérie.
              C'était notre ville, elle fut Malaca la Punique, puis Calama sous Rome, chrétienne jusqu'en vers l'an 604, rasée par les guerres successives et deux séismes, demeurera en ruines jusqu'à l'arrivée des troupes françaises en 1836, avant de devenir :
GUELMA


Guelma apres 1962


Guelma est une  ville de l'Est algerien .Elle est distante d'environ 520 km d'Alger, 63 km de Annaba et 114 km de Constantine.C'est une ville tres ancienne qui s'appelait jadis Malaca avant de devenir Calama sous l'occupation romaine."La ville est couchée sur les pentes septentrionales du djebel Mahouna et arrosée, dans la plaine, par l'oued Seybouse. Les ruines de Guelma furent découvertes le 10 novembre 1836 par les troupes du maréchal Clauzel lors de la première tentative de conquête de Constantine. Elles étaient totalement inhabitées, abandonnées, couvertes de ronces et d'épineux depuis 7 siècles. Elles furent occupées définitivement le 12 décembre 1836.

 Sous l'impulsion française, en 1848 la ville commence à renaître de ses ruines et en 1843 apparaît le premier plan d'urbanisme. L'armée francaise recense 200 colons en 1844. En 1845 la ville s'organise, tracé et nivellement des rues, distribution de l'eau, début de la construction d'une église, d'une école, de lavoirs publics et de la pépinière.Le recensement dénombre 540 habitants.
 En 1847 on compte 950 personnes dont 203 juifs et musulmans".Guelma aurait ete rasee par des guerres successives et deux seismes et demeura en ruines et inhabitee jusqu'a 1836.Les vestiges archeologiques parsemes sur le territoire de Guelma denotent un passe qui remonte jusqu'a la prehistoire.Guelma est une region a vocation agricole et touritique.Elle est connue pour avoir ete,avec Setif et Kherrata, le theatre des massacres du 8 Mai 1945.Elle est aussi reputee pour ses vestiges archeologiques et ses thermes dont le plus mediatise est Hammam Challala, ex Hammam Meskhoutine. Apres l'independance,Guelma fut erigee chef lieu de wilaya lors du decoupage administrtif de 1974.Comme la plupart des villes algeriennes,le tissu urbain de la ville est de type colonial francais.Les principale rues sont larges et se coupent le plus souvent a angles droits. Les trottoirs sont agrementes d'arbres qui ont cette caracteristique de rester verts tout au long de l'annee et dont les essences ont ete soigneusement selectionnees pour s'adapter a la vie  urbaine.La ville a connu une expansion demographique et spatiale extraordinaire a partir des annees 1970.Un exode rural massif s'est produit durant cette periode qui a coincide avec l'entree en service de trois usines produisant respectivement sucre, ceramique et mobylettes.Les cites Adjabi,Herga,Chenichene et pratiquement tout le flanc ouest de la ville fut erige a cette periode.Des construction illicites elaborees a la hate ,parfois la nuit,ont porte un coup severe a l'esthetique de la ville et a son homogenite.Au cours de ces annees de mutation tout azimut,Guelma etait comme divisee en deux entites distinctes:la Vieille ville et le nouveau Oued skhoun.Au plan relationel,un "racisme" qui ne disait pas son nom s'est installe.Le sentiment d'exclusion n'a jamais ete aussi fort entre les Ouled bled (Citadins) et les Douaria(Campagnards).Les altercations verbales et les moqueries etaient monnaie courante dans la rue,a l'ecole,et dans l'ensembles des institutons.Au niveau de l'Esperance et de l'Olympique ,les deux clubs phare de la ville ,a titre d'exemple,il arrivait souvent qu'on refuse le recrutement de bons elements pour la simple raison qu'ils n'habitaient pas la vieille ville.Il est meme arrive une fois qu'une selection de juniors s'est faite au moment ou les jeunes pretendants portaient encore leurs habits, c'est a dire avant qu'ils n'enfilent leurs tenues d'entrainement.Dans les annees 1980,un effort d'equipement consequent de l'Etat a permis d'integrer cette partie la ville notamment par l'amenagement du boulevard du Volontariat,le raccordement au reseau d'alimentation en eau potable et le bitumage des rues et ruelles.C'est l'epoque du wali Boulahia ,de son vrai nom Meziane Cherif,dont le passage a Guelma fut si particulier et si intense.Avec les quelques 4000 logements livres par Fougerolles et Jerodan vers l'annee 1986,la ville s'est etire vers le sud,le sud ouest et le nord.A cette epoque,L'Escadron noir evoluait en premiere division et pu atteindre les demi finales de coupe d'Algerie,une prouesse certe rejouissante mais bien maigre comparee au titre de champion d'Afrique du nord arrache par ce meme Escadron devant le WAK de Casablanca (Maroc) au debut des annees 1950.Tout le monde a Guelma se racontait les dernieres blagues de Chadli et les incroyables repliques du defunt Saci Takchira.Les penuries de produits alimentaires se succedaient.C'etait l'epoque ou pour acheter une boite de tomate ou un bidon d'huile,il fallait acheter une pioche avec. C'etait aussi l'epoque ou le petit trabendo de valise fleurissait.La rue d'Announa ne desemplissait jamais de ces vendeurs a la sauvette de jeans et trainings Stan Smith.Et puis vint le 5 Octobre 1988 que Guelma vecut avec deux jours de decalage soit le 7 Octobre.Il y eut mort de quatres personnes lors de ces evenements douloureux et beaucoup d'actes de vandalisme et de destruction .Les choses se sont subitement accelere par la suite...multipartisme,emergence du FIS,marches memorables a Guelma,vote,annulation de vote,dissolution du FIS,assassinat de Boudiaf ,les premiers troubles dans la ville avant qu'un climat de peur ne s'installe durablement.Durant ces sombres annees d'insecurite ,la plus part des entreprises locales furent dissoutes et leurs effectifs mis en chomage.Des attentats meurtriers se produisaient de temps a autre.Des cercueils de Guelmois morts ailleurs arrivaient episodiquement pour y etre enterres.Les produits  d'importation envahissaient le marche. Le pouvoir d'achat degringolait.La population se clochardisait doucement.Les signes de pauvrete et de detresse devenaient  plus visibles.Les nouveaux riches  s'affichaient .Le telephone portable faisait son apparition chez quelques commercants ,entrepreneurs et  responsables administratifs.La decennie 90 aura ete  synonyme de desordres divers,de detournements fonciers et financierss a grande echelle et de l'esprit Tag alaman tag..Au debut des annees 2000,la ville  connut une explosion du nombre de vehicules.Les credits a la consommation aidant,ce boom s'est traduit par un relatif confort individuel mais aussi par des tracas a l'echelle de la cite.Les emboutillages sont devenus systematiques dans quelques endroits  particulierement aux heures de pointe.Il n'y a plus d'espace pour garer sa voiture.Les rues sont devenues soudain plus etroites,plus encombrees et plus sales.La ville n'est plus paisible comme jadis .Conduire une voiture ne rime plus avec plaisir comme ce fut le cas il y a 10 ou 20 ans.Etre au volant aujourd'hui est plutot une epreuve au vue de l'impolitesse et de l'irrespect du code de la route.Qu'il est loin le temps ou Guelma etait entouree d'un mur muni d'une demi dizaine de portes et ou les gens des environs se servaient de baudets pour s'y rendre. Qu'il est loin le temps ou le docteur Pancrazzi survolait Guelma avec son petit avion .Qu'il est loin le temps de la caleche et de la 404.Des souvenirs doux .Des souvenirs loitains.Aujourd'hui la ville est differente ou pour etre plus juste ,nous ne sommes plus les memes.Nous n'avons plus cet age d'insouciance ou il suffit de rien pour etre heureux.Aujourd'hui le cinema est ferme depuis des lustres et la parabole sur chaque toit.La ville est plus vaste et grouille de monde.Le centre ville s'est peu a peu deplace.L'activite commerciale est plus intense maintenant du cote de Bencheghieb que du boulevard Soudani Boudjemaa.Les campagnards d'hier se sont finalement imposes .Ils ont pris leurs revanche sur les Ouled Bled lesquels se font de plus en plus discrets.Les rapports entre les uns et les autres sont par contre moins passionnels et moins  conflictuels.Ce qui est determinant aujourd'hui n'est plus le fait d'etre un Guelmois de souche mais plutot d'etre riche et puissant. Le rapport a l'argent est plus fort et plus evident .Celui qui detient l'argent est mieux respecte ,peu importe son origine ou son degres d'urbanite.Peu importe aussi la maniere dont il a use et les voies empruntees pour s'enrechir.La corruption s'est democratisee.La ville ressemble aujourd'hui un grand bazar.Les magazins regorgent d'articles d'importation,si bien que les locaux de commerce s'averent exigus pour tout contenir.La marchandise est exposee sur les trottoires rendant la circulation pietonne penible.Le pieton est contraint a partager la chaussee avec l'automobiliste.Pietons et automobilistes avancent cote a cote.Parfois l'un derriere l'autre.La vie est devenue plus stressante.Le nombre d'escroqueries a connu une croissance vertigineuse.Le tribunal de Guelma reserverait deux jours par semaine pour statuer  sur les affaires de cheques sans provision uniquement.Les valeurs de la societe guelmoise ont serieusement change.Elles se sont serieusement degradees devrions-nous dire par nostalagie,ou adaptees par philosophie!La Rojla, le Nif et la Horma d'antan sont en voie de disparition.Les vieilles personnes ne sont plus venerees comme elles etaient .Les gens ne tiennent plus de parole,n'honorent  plus leurs promesses et sont guides le plus souvent par leurs interets etroits. Tout est devenu moneyable.Plus de faveur gratuite.Plus de mzia lawjah Rabbi.Guelma commence a soufrir des maux de grandes villes.Il est vrai qu'elle n'est plus aussi petite. Elle abrite aujourd'hui quelques 150.000 ames.Une ville universitaire.Une ville qui revient de loin.

Webmaster  5 Mars 2009